LE MONDE EST SYMÉTRIQUE

Au seuil de l’apparence se trouve l’intériorité. L’articulation entre deux espaces s’invente t-elle ? Je pourrai proposer l’apparence et le masque. Surface et fond, surface et profondeur. Lourdeur et légèreté. Légèreté et poids. S’agit-il d’une dialectique ?

Il s’agit de peinture.

Au seuil du visible, l’invisible. S’agit-il de la présence de l’invisible au sein du visible ? Je n’évoque pas le reflet, le miroir car c’est tout aussi bien une allusion à l’antimonde des grecques, aux multivers parallèles, à l’étranger et l’étrangeté, cet « autre part ». L’envers à un endroit et inversement. Procède de décalages en déplacements. Dans toutes les directions je touche et je suis touchée, ce n’est pas rien. « Le monde est symétrique » car, d’une certaine manière, à la place où je me trouve, je suis aussi en face, chez un autre et en moi-même. J’ai l’impression qu’il ne s’agit pas tant de discuter des avancements probables ou improbables que d’être.

Prendre sérieusement ce risque, celui de la dépense dionysiaque.