Peinture

galerie

Afin de répondre à une commande concernant un mur dans un espace privé, l’artiste est partie de l’idée de la forêt…

Travail réalisé de décembre 2014 à avril 2015.

Peinture à l’huile, toile de lin marouflée sur un support en bois.

Dimensions : 460 x 333 cm.

Cette série est la plus récente dans le travail de l’artiste.

Les muses sont des femmes réelles qui ont entre 25 et 40 ans.

“Pour le moment, aucune d’entre elles n’a posé véritablement. L’expérimentation m’a conduite progressivement à envisager les portraits à partir de fonds peints, par les muses elle-même”…

Série composée de 33 toiles de 140 x 210 cm.

La qualité du souffle produit en “disant 33″ a permis à Laënnec d’élaborer le stéthoscope. L’étymologie de stéthoscope exprime littéralement ” je vois dans la poitrine “.

 

C’est le thème du paysage – Le paysage, c’est la peinture -L’intensité du vivre – Cueillette du merveilleux

Le lieu actuel est face à l’atelier en Auvergne, à Orcet, du levant au couchant en toutes saisons. C’est un paysage de collines douces et de d’anciens volcans. Allant des parcelles cultivées aux bois et broussailles inextricables. Un spectacle permanent, une joie profonde.

Au seuil de l’apparence se trouve l’intériorité. L’articulation entre deux espaces s’invente t-elle ? Je pourrai proposer l’apparence et le masque. Surface et fond, surface et profondeur. Lourdeur et légèreté. Légèreté et poids. S’agit-il d’une dialectique ?

Il s’agit de peinture.

Au seuil du visible, l’invisible. S’agit-il de la présence de l’invisible au sein du visible ? Je n’évoque pas le reflet, le miroir car c’est tout aussi bien une allusion à l’antimonde des grecques, aux multivers parallèles, à l’étranger et l’étrangeté, cet « autre part ». L’envers à un endroit et inversement. Procède de décalages en déplacements. Dans toutes les directions je touche et je suis touchée, ce n’est pas rien. « Le monde est symétrique » car, d’une certaine manière, à la place où je me trouve, je suis aussi en face, chez un autre et en moi-même. J’ai l’impression qu’il ne s’agit pas tant de discuter des avancements probables ou improbables que d’être.

Prendre sérieusement ce risque, celui de la dépense dionysiaque.

Un souffle d’herbes folles scintille sur l’immatérialité des « abris d’âmes » – poudre d’étoiles qui sublime la rare réalité de la figuration – immergée dans une brume de spiritualité – par instant refusée. Et on retombe lourdement sur une habitation sans fenêtre – à la porte à jamais fermée.

Rosa, une admiratrice convaincue.

 

Pour moi, ce thème est un choix qui s’impose. Le volcan est là. Lieu magique du désir, de la rencontre extatique. C’est l’histoire au présent, l’émergence du fond à la surface, comme la peinture. C’est l’action à l’état brut. L’acte de peindre encore et encore. Le lieu du commencement ; circulaire, profond, vertigineux.

Le Pavin est le lieu du transport inépuisable, vertical, du souffle de la terre, métaphore de la peinture elle-même.

Ce sont des blocs de matière, déjà là. Ils agissent en moi et je les contemple. Etrangement familiers. Ce qui m’intéresse, c’est cette « sculpture colossale », mystérieuse, robuste et pérenne qui se construit et s’émiette dans la verticalité. Il ne s’agit pas d’un endroit particulier mais de l’écho d’un mont singulier ou multiple, des épiphanies : « blocs de pierre étrangement troubles qui emprisonnent dans les tréfonds de leur masse des lueurs fuyantes et paresseuses, comme si en eux s’était coagulé un air plusieurs fois centenaire ? » Tanizaki.

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